La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 30 novembre 2016

Au dodo.

Quel bonheur (culpabilisant), je me réveille gentiment, dans mon lit chaud et douillet. Duveteux. 
La maison est calme. Super calme.

Mes Zados sont déjà tous en train, sur le chemin de leur école ou du boulot. Et voilà plusieurs heures que mon Nommamoi bosse. Le pauvre (oui, j'ai un mari qui croule sous le boulot et qui est très trop matinal).

Avant que vous imaginiez que je suis en train de faire la grass mat, j'aimerais juste vous spécifier l'heure : 7h. 
Bref, sous la chaleur duveteuse, j'essaie de ne pas penser que les autres membres de ma family sont déjà au taquet depuis un bon moment. Car je sens la culpabilité qui force le passage, et qui veut me rejoindre. NON.

Pour éviter d'être écrasée par cette culpabilité typique de mère-que-je-suis, je me souviens de ce temps pas si lointain où toutes les nuits durant des années...j'ai dû me lever pour eux. Hein. Quand même. Nettoyer le vomi éjecté depuis le haut du lit à étage jusque sur le tapis, retrouver les "nuki-lolette-tétine" et leur enfiler dans le bec, leur chanter une chanson (c'est mon Nommamoi qui s'y collait, il chante tellement disons pas très... bon... que nos bébés s'endormaient vite), leur donner le biberon ou les allaiter, calmer leurs maux de ventre, leur enfiler un suppositoire, il m'est même arrivé de repasser au milieu de la nuit car bébé trouvait la nuit trop chouette pour dormir... 

Actuellement, ce sont presque toutes les premières moitiés des nuits de week-ends où je suis dans un demi-sommeil ou pas pendant que Nommamoi dort profondément (c'est audible) à mes côtés, que j'attends anxieuse, ma progéniture qui n'est pas encore rentrée, imaginant, fatigue aidant, tout ce qui pourrait (ou pas) leur arriver. Parfois, mon Nommamoi, trop bien qu'il est, se lève au milieu de la nuit pour leur chanter une chanson pour aller les chercher en voiture. Moi je reste sous les plumes. En même temps, c'est moi qui gérait les appels, les SMS et qui était éveillée jusque là. 

Je pense à toutes les nuits écourtées quelque soit la nuit de la semaine, où je me fais du souci pour l'une ou l'autre chose les concernant et que je prie pour eux... et je vous promets, je vis une période où il y a pas mal de matière. 

Toujours sous les plumes, une question déculpabilisante à souhait me vient à l'esprit :
"Et moi, est-ce que je les ai déjà empêchés de dormir ?"

Je ne crois pas. Enfin pas de la même manière. Disons que au contraire, je leur ai toujours dit d'aller se coucher, c'était : Maintenant c'est l'heure ! Allez, au dodo ! Et maintenant c'est : Ne rentre pas trop tard ! Tu crois pas que tu devrais dormir maintenant ? 

Je dois avouer sans honte aucune qu'il m'arrive toutefois de les empêcher de dormir : 

Oui, parfois il arrive qu'ils s'offusquent haut et fort dès que j'ai fait un peu trop de bruits aux aurores (9h-10h)... et qu'à cause de moi ils sont crevés.
Le seul qui a la permission de les réveiller, c'est le chat (même à 6h le weekend, ils trouvent ça trop chou). 
Question chat, heureusement nous avons réussi à le dresser pour qu'il aille réveiller les Zenfants plutôt que nous en pleine nuit. Oui, nous on reste des durs quand on l'entend miauler derrière notre porte de chambre, du coup il ne vient plus. 

Bref, me voilà au fond des plumes, la culpabilité s'en va quelque peu, je soupire d'aise. Non, je ne veux pas commencer à penser à mon Nommamoi qui sue pour la famille. Non non. Je n'ai pas assez d'arguments pour éloigner ma culpabilité dans ce cas-là... quoique,  en même temps je dois être en forme pour assurer dans la famille. Il parait que c'est la maman qui fait l'humeur du foyer. J'ai donc intérêt à être reposée et zen.
Plus facile d'être une maman géniale si on est reposée, non ?
Mais là, il faut que je me lève. Le ménage m'appelle. La tournée bihebdomadaire dans les chambres tsunamitées de mes Zados aussi. 

Me voilà debout dans leur chambre, visualisant pour la Xe fois chaussettes, claviers (oui !), cordes de guitare,  papiers divers et imprévus, linge propre et sale, bureau ? mais où est passé le bureau (ahhhh, là-dessous)... et j'oublie même l'existence de la culpabilité. 

Et là j'aurais juste une envie. Retourner sous les plumes pour ne plus rien voir. Et oublier. 
Au dodo !

Je vous Zaime tellement mes Zados. 
(Il me semble avoir entendu vaguement que les femmes sont contradictoires, ben ouf, vaut mieux pour notre descendance, hein). 

PS : même reposée, je me sens rarement une maman géniale... mais bon, je continue d'essayer, cahin-caha !

Le p'tit mot spi
J'ai de la chance. Quelques jours par semaine, je suis la dernière à me lever et cela fait du bien. 
Mais il m'arrive d'être fatiguée pour d'autres raisons : fatiguée par les soucis du lendemain, fatiguée par les émotions des uns et des autres à gérer (et par les miennes aussi !), fatiguée par les journées folles à courir et à avoir l'impression de devoir penser à tout,...

Seule ? Non. Car je sais, mon Seigneur, mon Père est là. Lui le Créateur de la famille. Parfois les apparences sont trompeuses et incompréhensibles, mais Il tient tout dans sa main.

Pourquoi dis-tu, Jacob, et pourquoi affirmes-tu, Israël: «Ma situation échappe à l'Eternel, mon droit passe inaperçu de mon Dieu»? Ne le sais-tu pas? Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas. Son intelligence est impénétrable. 
Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. 
Esaïe 40 : 27 -31

Mon corps et mon cœur peuvent s’épuiser, Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et ma bonne part. Psaume 73 : 26

vendredi 18 novembre 2016

A-dap-ta-tion

A-dap-ta-tion.

C'est le maître mot de cette période de ma vie.
Je m'adapte, nous nous adaptons. Verbe adapter à tous les temps. 
En grinçant des dents ou pas. C'est selon.

Combien on est ? Qui sera là ? Qui vient avec ? Ou pas ? Pourtant t'avais dit ? Ah ben non ! Pour finir ben oui. Ah t'es là ?

Quelques menus exemples non exhaustifs :
  • Qui sera là à manger ce soir ?
  • Moi qui voulais me reposer tranquille, et Fiston doit répéter à fond sa guitare... électrique, au volume nécessaire sinon ça ne sert à rien... (ah bon ?)
  • Elle vient manger demain. (1 heure avant : ah non, pour finir elle ne vient pas)
  • Je pars en ville tout à l'heure avec elle (ah non, elle avait oublié qu'elle avait un truc)
  • Nos Zados aimeraient venir en vacances avec nous mais à nos dates ça ne va pas pour eux.
  • Quand je m'apprête à me mettre pour une fois devant la TV car je n'ai aucune énergie pour même tenir un livre... un de mes Zenfants a pris le devant.
  • Une heure avant le repas, moi qui croyais être seule et que je mangerais mon yogourt fraîchement sorti du frigo, SMS  : - En fait, je viens manger à midi, j'ai mon horaire qui a changé.
A-dap-ta-tion.


Il y a deux ans, au moment où Manana 1ère partait pour... la vie  :
- Maman, franchement, tu peux complètement changer ma chambre, je ne viendrai de toute façon plus jamais vivre à la maison ici.
Il y a 4 mois, de retour de l'étranger, larmoyante :
- J'ai même plus d'endroit à moi !
Basta le bureau. Du jour au lendemain, nous essayons de caser bureau et matériel dans d'autres coins de la maison et on refait son p'tit coin à elle.
Une dizaine de jours plus tard, petit à petit, toute SA déco s'en va, des cartons se remplissent et elle part vivre en coloc (et là, je passe sur l'effet que ça fait à mes tripes).
1 mois plus tard, donc il y a 3 mois :
- Maman, en fait, tu n'as qu'à réutiliser ma chambre comme bureau, je ne viendrai PLUS JAMAIS vivre à la maison !
Ma déco, mon bureau reprennent sa place, de même que classeurs, stylos... je retrouve mon "boudoir", mon espace.
Il y a 2 mois :
- Maman, en fait, euhhh, l'appart on va le liquider, vu que ma coloc part à l'étranger, et comme je n'ai pas encore de boulot ben....
Il y a 1 mois :
- Je me réjouis trop de refaire ma chambre, dis, je peux remettre une mezzanine (veut dire percer, redéménager TOUT mes meubles-déco-matériel et essayer de trouver un endroit quelque part dans la maison...) ?
Moi, qui ne veux plus me faire rouler si facilement, non mais, je lui réponds :
- Euhhh, je crois que tu attendras, maintenant. Franchement. Je veux bien enlever 2-3 trucs par ci par là, mais vu ta recherche intensive de boulot, un jour tu devrais trouver, et on avisera à ce moment-là si tu restes VRAIMENT chez nous au moins disons.... euhhhhh, 6 mois ? Et bien sûr, si tu as un salaire, tu devras tout de même payer une location.... MAIS, nous sommes très heureux de te "ravoir" parmi nous... ça ne pourrait être autrement. Tu es ma fille et je t'aime. Voyons.

Voilà... les premières choses appartenant à Manana sont revenues il y a quelques jours dans notre HOME.

Manana a trouvé un petit remplacement là, dans notre petite ville où elle pensait ne plus mettre les pieds. Jamais, au grand jamais, mais quelle idée ?!?! qu'elle nous avait seriné.
Manana va bientôt retrouver ses quartiers, là, où elle ne pensait plus mettre les pieds. BIS.

Et figurez-vous, mais figurez-vous qu'elle est même CON-TEN-TE (et c'était son pire cauchemar il y'a quelques mois).
Hahahaha (rire qui veut dire : je savais ou j'pensais bien ou j'ai toujours raison ou mieux vaut rire que pleurer ou ahhhhh l'humour de la vie que je l'aime que je l'aime)

Et nous devons nous réorganiser psychiquement (pour la Xe fois), matériellement (pour la Xe fois), pour qu'elle retrouve sa place et s'y sente bien.
Et nous aussi.
Mes tripes se sentent assez bien finalement. Merci d'avoir posé la question.

A-dap-ta-tion.
C'est ça le maître-mot de la période de vie avec de jeunes adultes.

Le p'tit mot spi :
Il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau". 

Qui d'entre nous n'a jamais dit : 
"Moi, faire ça, jamais !" ? Ou,  "Avec moi, ce sera comme ça, c'est sûr !" ?
Ou, quelque chose qui parlera à beaucoup : "Moi, quand j'aurai des enfants, ils n'auront pas de lolette (=nuki=tétine), je ne leur donnerai pas de sucreries, ils devront nettoyer leur chambre eux-mêmes, ils...."


A vous maintenant qui dites: «Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent», vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! En effet, qu’est-ce que votre vie? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. Vous devriez dire, au contraire: «Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela.» Jacques 4 : 15

Il y a dans le cœur de l'homme beaucoup de projets, mais c'est le plan de l'Eternel qui s'accomplit.

PS : merci Manana 1ère de m'avoir permis de partager cela. (elle assume ses actes, qu'elle m'a dit... une bonne chose, ça)

jeudi 3 novembre 2016

Les jours sans.

Il y a des jours sans.
Il y a des jours où je n'aimerais pas être maman.
Où je me l'exprime à haute voix, découragée : "J'veux arrêter d'être maman !"
Mes épaules s'affaissent... me voilà sans force, la larme à l'oeil.

Il y a des jours sans.
Où un ou plus de nos Zenfants ne vont pas bien. Moralement. 
Où un ou plus de nos Zenfants alignent les mauvaises notes...
Où un ou plus de nos Zenfants a des problèmes de santé...
Où un ou plus de nos Zenfants n'arrive pas à se projeter dans l'avenir...
Où un ou plus de nos Zenfants ne vivent pas sur la voie qui nous paraît juste...
Où un ou plus de nos Zenfants n'expriment pas leur mal-être et ne se laissent pas aider...
Où un ou plus de nos Zenfants ne sait plus nous parler autrement que par l'agressivité...
Où un ou plus de nos Zenfants est de sortie et ne rentre pas à l'heure...
Où un ou plus de nos Zenfants claque la porte de la maison,  coupe son téléphone portable et plus de nouvelles...
Où la vie d'un ou plus de nos Zenfants tourne en vrille...

Il y a des jours sans.
Devenir adulte peut être difficile. Très.
Et par extension être maman, papa d'adulte/s en devenir peut être difficile. Très.
A vouloir donner notre dédite. 
A vouloir arrêter d'être parents.
Basta.

C'est dans ces moments-là, quand ce que vit un ou plus de nos Zenfants nous angoisse, nous déçoit, que cette question taraude notre esprit : "Mais qu'est-ce que j'ai fait de faux ? Là, peut-être que j'ai manqué ? Et ça, nous aurions dû le faire différemment ?"... et on essaie de mettre le doigt sur l'erreur qui a fait tout basculer, qui a fait que la vie de notre/nos Zenfants  n'est pas des plus joyeuse.
C'est à ce moment-là aussi que, par des soupirs, exprimables ou non, nous crions à Dieu : "Seigneur, Help, sois autour d'elle, de lui, aide, protège, soutiens, guide, redonne-lui de la joie, de l'espoir !" Car nous nous sentons totalement impuissants, ...

Il y a des jours sans. Ces jours où quand nos Zenfants vont mal, nous allons mal aussi. Difficile de faire autrement. 
Il y a des jours sans. Où nous nous souvenons des jours Zeureux, et nous demandons s'ils vont revenir ...

Puis, nous nous souvenons et apercevons à travers les brumes de notre passé, une petite éclaircie :
Oui, pour nous aussi, ça n'a pas été facile de devenir adulte. Oui, nous aussi, nous n'avons pas toujours respecté nos parents, nous avons répondu avec agressivité, claqué les portes, nous aussi nous avons parfois dépassé les heures de rentrée, et ne sommes pas forcément rentrés en bon état, ne réalisant pas du tout l'angoisse que nos parents vivaient,  peut-être même que nous avons (ohh, horreur suprême !) laisser traîner nos chaussettes, nous aussi il nous arrivait de n'avoir plus d'espoir en nous, en la vie, en Dieu, nous aussi il nous arrivait de ne pas pouvoir nous projeter dans l'avenir, de ne pas arriver à faire les choix importants de la vie, nous aussi. 
A présent je comprends tellement mes parents... et c'est malheureusement tellement impossible de le comprendre tant qu'on ne l'a pas vécu. Nos Zenfants comprendront. Dans vingt ans ou plus. Patience.

Et nous nous en sommes sortis.
Les jours sans sont toujours longs, et peuvent durer, durer.
Les jours avec reviendront.
Avec la joie, la paix... à en oublier presque les jours sans...
En tant que parents, notre rôle c'est de garder espoir. D'avoir foi en nos Zenfants, en leurs possibilités. D'avoir foi en Dieu, pour qui rien n'est impossible.
En tant que parents notre rôle est d'aimer, encore d'aimer, de pardonner et de prier. 

Parents. Le métier le plus difficile. A pratiquer à vie et sans salaire. Le métier le plus beau malgré tout.
Allez, c'est franchement dur parfois, mais pas le choix, je reste maman.

Le p'tit mot spi
Je suis tellement reconnaissante d'avoir Dieu, mon Père, pour m'aider dans ces moments difficiles, pour renouveler mes forces physiques, mais surtout psychiques, de pouvoir m'adresser à Lui, de savoir que même quand je n'en peux plus, Lui gère. Lâcher-prise. Garder confiance.

Ne le sais-tu pas? Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas. Son intelligence est impénétrable.
Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. Esaïe 40 : 28-31

J'ai lu l'autre jour : "L'éducation des enfants n'est pas pour les lâches (James Dobson) Elle est plutôt dans les mains de Dieu, une belle occasion de croissance pour nous et pour les enfants qui nous sont confiés". (source Focus on the Family)

Et je dois avouer que je crois de plus en plus à ce proverbe très célèbre : 
"Petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis."

PS: les temps difficiles listés ci-dessus ne touchent pas forcément mes Zenfants... j'y ai un peu mis le petchi (!) pour que ce ne soit pas reconnaissable. Mais, oui, nous vivons parfois "un jour sans" ou plus. Personne n'est épargné.

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